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Retour  la liste des messagesDiscussion n°11096136
 
Kronique parisienneKel, le 02 Nov à 20:43
Ils se retrouvent au radar avec un pote dans un rade, d'Art brut. Deux compères contents de se revoir, la paye. S'envoyant rapido un demi, pis une pinte entre quatre yeux, ils se lancent à tirer à brûle pourpoint à travers le saloon de bulles animées? Le Moby dick pend de sa poche à l'autre.
Au fil de l'histoire de passé décomposée, des histoires de mecs ivrognes à dormir debout titubant, à chercher l'ivresse livresque, qui font des conneries sans permis de bonne conduite, couillons comme des ponts, carburant à l?imagination sans faux jeton, à moitié frappés, s'en foutent en marge de la société qui les ramasse. Ils n?ont pas envie de bosser, ils veulent vivre la life ! En fumant des ?tites clopes, à discuter de tout de rien à point d?heure, à philosopher dans l'arrière cour de diogène en points de vue décalés, c?est tout ! Rencontrer un tas de gens, draguer les belettes surtout, prendre le panard au plume art, des types pendus à la lune, des bandes de gars et de filles qui traînent la ligne à la dérive, en file pour mieux s'attraper, se mordiller les lèvres à l'âtre de l'astre insomniaque...
« On sait jamais, les potes, on sait pas ce qu?on peut accrocher comme ça ! » Ils se tiennent la tête de chou farci à deux mains sur les bancs d'amphithéâtre pour ne pas plonger, les côtes d'Armo par moments pour se retenir d'éclater de rire. Ouais, ils en ont la nostalgie qu'éclate comme les bulles de bière du soir, là, du temps fou de bêtise, jubilatoire comme les clowneries du chat man. Ils jonglent sur cette époque revisitée dans les bals comix streap aux ballons artifistes.

Ils boivent encore, ailleurs. Et puis le plus petit taille la hey ! Légèrement ondulé comme une taule sur la rue. Il rentre en tromé. Le Moby Dick il n?arrive plus à le lire, trop soul du bout. Finalement il lit à tue tête. Il comprend bien mieux comme ça qu'il ne rentrera pas dans le ventre de la baleine. Y en a qui aiment, d'autres qui lui disent vertement de se taire. Il leur répond « c'est quand même p?tèt plus intéressant que ce qu'on entend à la télé, à starak et compagnie, avec les guignols des journaux jt ! » Ca le fait chier des pruneaux, ces histoires désinformes. En sortant il continue dans la rue. Il arrête les bagnoles en leur gueulant dessus : « Faut faire la révolution, maintenant, ici ! Sur place ! » Il hique sacrément... Pas beaucoup qu'écoutent le gus en déjante.

En rentrant au bercail, il abuse un peu des caresses à la copine, elle dort profondément. Le bougre se dit alors qu'il l'aime aussi profondément qu'elle dort en cet instant là. Il se met sur le côté et plonge dans le coma, sous la ouate duvet d'oie.
Le lendemain après-midi, réveil avec, entre les mains, une sacrée bonne gaule pour entamer la journée sans rien branler. Mais en se rasant, il remarque sa tête de gland qui lui pousse hors de son tee-shirt. Ca lui fait un choc, quand même, toutes ses habitudes de gars con comme la lune. Il en tient une couche culotte, désespément OUT.

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Re: Kronique parisienneNil NoBoDy, le 07 Mai à 21:47
[quote=Kel]Ils se retrouvent au radar avec un pote dans un rade, d'Art brut. Deux compères contents de se revoir, la paye. S'envoyant rapido un demi, pis une pinte entre quatre yeux, ils se lancent à tirer à brûle pourpoint à travers le saloon de bulles animées? Le Moby dick pend de sa poche à l'autre.
Au fil de l'histoire de passé décomposée, des histoires de mecs ivrognes à dormir debout titubant, à chercher l'ivresse livresque, qui font des conneries sans permis de bonne conduite, couillons comme des ponts, carburant à l?imagination sans faux jeton, à moitié frappés, s'en foutent en marge de la société qui les ramasse. Ils n?ont pas envie de bosser, ils veulent vivre la life ! En fumant des ?tites clopes, à discuter de tout de rien à point d?heure, à philosopher dans l'arrière cour de diogène en points de vue décalés, c?est tout ! Rencontrer un tas de gens, draguer les belettes surtout, prendre le panard au plume art, des types pendus à la lune, des bandes de gars et de filles qui traînent la ligne à la dérive, en file pour mieux s'attraper, se mordiller les lèvres à l'âtre de l'astre insomniaque...
« On sait jamais, les potes, on sait pas ce qu?on peut accrocher comme ça ! » Ils se tiennent la tête de chou farci à deux mains sur les bancs d'amphithéâtre pour ne pas plonger, les côtes d'Armo par moments pour se retenir d'éclater de rire. Ouais, ils en ont la nostalgie qu'éclate comme les bulles de bière du soir, là, du temps fou de bêtise, jubilatoire comme les clowneries du chat man. Ils jonglent sur cette époque revisitée dans les bals comix streap aux ballons artifistes.

Ils boivent encore, ailleurs. Et puis le plus petit taille la hey ! Légèrement ondulé comme une taule sur la rue. Il rentre en tromé. Le Moby Dick il n?arrive plus à le lire, trop soul du bout. Finalement il lit à tue tête. Il comprend bien mieux comme ça qu'il ne rentrera pas dans le ventre de la baleine. Y en a qui aiment, d'autres qui lui disent vertement de se taire. Il leur répond « c'est quand même p?tèt plus intéressant que ce qu'on entend à la télé, à starak et compagnie, avec les guignols des journaux jt ! » Ca le fait chier des pruneaux, ces histoires désinformes. En sortant il continue dans la rue. Il arrête les bagnoles en leur gueulant dessus : « Faut faire la révolution, maintenant, ici ! Sur place ! » Il hique sacrément... Pas beaucoup qu'écoutent le gus en déjante.

En rentrant au bercail, il abuse un peu des caresses à la copine, elle dort profondément. Le bougre se dit alors qu'il l'aime aussi profondément qu'elle dort en cet instant là. Il se met sur le côté et plonge dans le coma, sous la ouate duvet d'oie.
Le lendemain après-midi, réveil avec, entre les mains, une sacrée bonne gaule pour entamer la journée sans rien branler. Mais en se rasant, il remarque sa tête de gland qui lui pousse hors de son tee-shirt. Ca lui fait un choc, quand même, toutes ses habitudes de gars con comme la lune. Il en tient une couche culotte, désespément OUT.
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J'aime bien la grande forme, le fond flotte en surface mais le forme est belle!!!

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