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bradage du littoral Saint-louisien et de nos villes côtières.. ?GAD, le 18 Oct à 07:33
Quelles sont vos réactions face au bradage du littoral Saint-louisien et de nos villes côtières.. ?

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Le canal de délestage s’élargit et menace...GAD, le 03 Nov à 15:29
De grâce, arrêtons de privilégier l?amateurisme dans notre Sénégal. Les urgences pour la réalisation d?un ouvrage ne doivent pas nous pousser à occulter les conséquences et perturbations sur l?environnement.
En une nuit ( du vendredi 3 au samedi 4 octobre 2003), un canal de délestage a été construit derrière l?hydrobase ( voir article du Sud Quotidien 061003 : «Un canal pour dévier l?eau du fleuve vers la mer».
Cet acte me rappelle mon enfance et notre désarroi nous poussait à dériver l?eau vers les égouts. C?était un jeu d?enfant sans analyser au préalable les conséquences du refoulement des eaux au niveau des fosses septiques des habitations.
Par conséquent, menons des études sérieuses et donnons confiance aux techniciens et ingénieurs capables d?apporter des solutions durables à nos problèmes.
Les dignes et vaillants experts avaient tirer la sonnette d?alarme, à l?occurrence Dr Isabelle NIANG-DIOP, Expert en géologie côtière Maître de conférences à l'Ucad (voir article Walf 161003). Elle s?était indignée face à cet acte informel inadmissible en intitulant son article: « Les apprentis sorciers à l'?uvre au canal de dérivation »
C?est éc?urant ! et révoltant de voir que Le canal de délestage s?élargit et menace, la Langue de Barbarie de disparition.
Un autre cas similaire se présente avec la fameuse porte du millénaire. Et Maintenant, il faut «dépenser » 600 millions pour protéger La porte du millénaire alors les critiques dénonçaient le choix du site tandis que l'ingénieur conseil était formel par rapport à l'érosion côtière.
J?ai l?impression que tout se réalise dans la précipitation sans étude au préalable.
Si c?est la manière de construire, de développer et de gérer le Sénégal? Vive l?informel comme l?a clamé l?autorité suprême.
Re: Le canal de délestage s’élargit et menace...mady.ba, le 16 Fev à 17:25
en fait , en mon avis ce canal a fair couler beaucoup d'encre et de salives. car certains disent que cela ne valait pas la peine de l'ouvrir si la raison avancée était de sauver saint louis des eaux, ou de sauver le barrage de diamma. on constate alors d'aprés une enquette éffétuée auprés des saint louisains que l'eau n' a jamais tuée personne. donc pourquoi ouvrir réellement cette brêche.
a présent on a beaucoup parlé la dessus, la question que je me pose est de savoir, maintenant quel est la solution a proposée pour vraiment stopper l'élargissement de cette brêche. et stopper surtout les conséquences que cela pourrait apportées sur le Gandiolais et la langue de barbarie.
Re: Le canal de délestage s’élargit et menace...GAD, le 30 Juil à 18:47
Je vous invite à lire cet article très riche d?enseignements : (source le quotidien Walf fadjri 29072009, auteur Saliou SARR Président de Consulting Cabinet Gëstu)
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Contribution :
Il faut sauver Diaminar et la Langue de Barbarie ! Osons entreprendre ! (1ere partie)

Il y a quelques années, un ingénieur étranger, après un bref et aérien survol de Saint-Louis, proposa aux autorités de notre pays le percement d'une brèche de 3 à 4 mètres sur la bande de sable qui s'est constituée au fil des siècles entre l?île de Saint-Louis et l'Océan Atlantique. Ainsi émise, l'idée fut saluée par les autorités politiques de notre pays et presque aussitôt mise à exécution. On ne peut que regretter la facilité déconcertante avec laquelle un ingénieur étranger, même d'un pays ami, a pu, après un bref survol de l'embouchure et de la barre, obtenir l'accord de nos autorités pour percer un passage de 3 à 4 mètres sur la Langue de Barbarie.
Considérons dans un premier temps que l'expert marocain, puisque c'est bien de lui qu'il s'agit, n'avait pas la compétence requise pour réaliser seul, son ambition. C'est le lieu de regretter qu'il n'eût pas été mis en contact avec l'expertise tout à fait avérée de techniciens sénégalais compétents, généreux et disponibles à l'Ucad, au Port autonome de Dakar, etc. Mais le mal est là : le Sénégal qui compte quelques-uns des meilleurs experts maritimes et scientifiques du monde, venait de commettre l'une des plus graves erreurs aux conséquences imprévisibles dans la première capitale de l'Aof et du Sénégal, Saint-Louis.
Celles-ci ne tardèrent pas à se manifester. En effet, dans un reportage saisissant, Walf Tv a montré l'émoi et la détresse des habitants de Diaminar, menacé dans son existence par l'avancée fulgurante et irrésistible de l'océan. Car leur quartier risque de disparaître si l'on n'apporte pas les solutions radicales et urgentes qui s'imposent. Ce déchaînement de la mer ne surprend point dans la mesure où des experts sénégalais l'avaient prédit dès le commencement des travaux de percement de cette bande de terre. Ainsi, en moins de 10 ans, par les effets conjugués des courants et autres phénomènes marins que nos experts maîtrisent parfaitement, le trou de 4 mètres s'est élargi et atteint aujourd'hui près de 4 000 mètres. L'océan ne rencontrant plus aucune résistance sur son passage, pourrait ainsi ajouter toute la Langue de Barbarie aux nombreuses concessions de Nguet Ndar, Santhiaba et de Ndar Toute qu'il a déjà englouties au cours des siècles passés. Devons-nous assister impuissants à cette grande tragédie humaine et à cette catastrophe écologique ? Je ne le pense pas, d'autant que des solutions s'offrent à nous, si nous refusons cette fatalité due à l'erreur d'une seule personne qui, manifestement, ne disposait pas de la compétence nécessaire pour entreprendre de tels travaux.
En effet, quelques années avant l'avènement de l'alternance politique au Sénégal du 19 mars 2000, des cadres sénégalais avaient conçu un immense projet dont la réalisation devait changer toute la configuration économique, géographique, climatique et même sociale du Sénégal. Il s'agit du projet de création d?un port fluvio-maritime à Saint-Louis. L'objectif assigné au projet était de transformer l'actuel port fluvial de Saint-Louis, dont les capacités s'amenuisent au fil des ans, en un grand port maritime moderne en eau profonde avec l?avantage de permettre aux bateaux et petites embarcations de passer de la mer au fleuve, sans passer ni par l'embouchure, ni par le Pont Faidherbe. Car cette belle infrastructure qui remonte au 19e siècle, a subi les ravages du temps au point de perdre de sa mobilité sans laquelle les grandes embarcations venant de la mer pourront difficilement accéder au fleuve Sénégal. (voir suite)

Saliou SARR Président de Consulting Cabinet Gëstu
Re: Le canal de délestage s’élargit et menace...GAD, le 30 Juil à 19:00
Je vous invite à lire cet article très riche d?enseignements : (source le quotidien Walf fadjri 29072009 auteur Saliou SARR Président de Consulting Cabinet Gëstu)
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Contribution :
Il faut sauver Diaminar et la Langue de Barbarie ! Osons entreprendre ! (2émé partie)
L'étude relative au port fluvio-maritime a été prise en charge par les meilleurs experts sénégalais dans ce domaine. Les termes de référence étaient en cours d'élaboration à l'avènement de l'alternance politique du 19 mars 2000 dans notre pays. Les fonds nécessaires pour financer l'étude de faisabilité étaient déjà disponibles.
Le port fluvio-maritime comporte, s'il est réalisé, d'incontestables et importants avantages parmi lesquels on peut citer :
1 - la totale sécurisation de la Langue de Barbarie et de Saint-Louis ;
2 - le désenclavement de toute la région Nord du pays qui pourra ainsi commercer avec le reste du monde en accédant directement à la mer, en réduisant ainsi la distance et les coûts dans d'importantes proportions;
3 - l'augmentation et l'amélioration de nos infrastructures portuaires et par voie de conséquence la possibilité de rendre les produits sénégalais plus concurrentiels sur les grands marchés du monde ;
4 - la restitution à la belle capitale du Nord, dont tous les Sénégalais sont redevables, de la place de choix qui doit être la sienne, tant au Sénégal qu'à l'extérieur, c'est-à-dire servir de rampe d'accès à la Civilisation de l'Universel et aux échanges mondiaux ;
5 - Disponibilité accrue de terres plus aptes à l'agriculture, grâce à une réduction encore plus importante de la langue salée et au ralentissement de sa progression.
Ce projet n'est pas une vision désincarnée ; il n'est pas une utopie. Il est le fruit de la réflexion de grands experts sénégalais. La réalisation du port fluvio-maritime de Saint-Louis a, en effet, fait l'objet de nombreuses rencontres d'intellectuels, d'hommes d'affaires et de pêcheurs guet-ndariens à Saint-Louis et à Dakar. Des cadres de dimension intellectuelle mondiale comme feu Khalilou Sall y avaient adhéré et pris part à quelques-unes des rencontres tenues à la Chambre de commerce de Saint-Louis. Des hommes politiques saint-louisiens, toujours en activité, ont également pris part à sa gestation.
Malheureusement, les travaux déjà effectués seraient transférés à une organisation sous-régionale qui s'apprêterait à l'effacer des mémoires comme tous les projets qui dérangent ou qui gênent. Car le projet fluvio-maritime de Saint-Louis pourrait bien déranger les pays membres de l'Omvs autres que le Sénégal. En effet, les performances économiques et portuaires que cette nouvelle infrastructure conférerait au Sénégal, pourraient reléguer au second plan les autres membres de cette organisation sous-régionale tant sur le plan maritime que sur le plan économique.
Je voudrais conclure provisoirement, je l'espère, par cette belle pensée de Sénèque : ?Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'entreprenons pas. C'est parce que nous n'entreprenons pas que les choses sont difficiles.? Osons agir pour préserver Diaminar, la Langue de Barbarie et Saint-Louis de la furie de l'océan atlantique. Faisons en sorte que ce cri des populations de Diaminar ne se transforme pas en chant du cygne ! Mobilisons-nous pacifiquement pour manifester à Saint-Louis cette gratitude que de nombreuses générations de Sénégalais lui doivent pour ce qu'elle leur a apporté dans leur formation. Si cet appel est entendu, je suis prêt à rejoindre l'équipe chargée de faire de ce projet une réalité tangible, en proposant les voies et moyens d'en assurer le financement sans aucun concours du budget national. (Fin)

Saliou SARR Président de Consulting Cabinet Gëstu
Le canal de délestage s’élargit et menace...GAD, le 03 Nov à 15:31
Le soileil du 031103
SAINT-LOUIS : Le canal de délestage s?élargit et menace, la Langue de Barbarie de disparition
La réalisation du canal de délestage sur les confins de l ?embouchure du fleuve Sénégal a permis de régler considérablement la menace d?inondation qui pesait sur Saint-Louis et ses environs par le déversement des eaux fluviales et pluviales.
A peine sauvée de cette situation, la Langue de Barbarie et une partie de l?île de St- louis sont terriblement menacées par cet ouvrage d?envergure touchant l?environnement immédiat de la vieille cité a t-on constaté au fil des jours. Le cri d?alarme a été tiré par les populations de la Langue de Barbarie située entre la mer et le petit bras du fleuve dans la ville entourée d?eau. Cette menace est visible à vu d??il même quand on n?est pas un technicien hydrographique. Le canal de délestage creusé en son temps sur une largeur de 4 mètres et 1,5 mètre de profondeur et 300 mètres de large commence à menacer une bonne frange de la Langue de Barbarie surtout du côté Sud qui risque de disparaître, si ce fossé continue de s?élargir comme c?est le cas présentement, du fait du gonflement de l?océan. Comme l?a déclaré le président de SOS Ndar-Toute Amadou Diagne , à vu d??il sur les berges de la Langue de Barbarie et de l?île, les eaux du petit bras du fleuve reculent presque à des niveaux qu?elles n?ont jamais atteintes. .Avant l?ouverture du canal, une première action devait porter sur des études d?impact (même si c?était pour parer au plus pressé contre les inondations), avec des outils de protection pour stabiliser l?ouvrage pour que ça ne prenne pas de proportions dangereuse nous a confié un technicien hydraulique.. Pour le 1er adjoint au maire de St-louis Amadou Touré qui s?est rendu sur les lieux, en décidant de réaliser ce canal à la forte demande du conseil municipal et de son maire, le gouvernement sénégalais avait marqué une originalité pour répondre aux questions liées à la sécurité et à la survie des populations. Il est évident a-t-il poursuivi que l?eau est partie quand le canal a été creusé. Il reste maintenant à prendre toutes les dispositions utiles en vue d?en assurer la maîtrise d?ouvrage pour éviter des dérèglements écologiques et physiques liés au terrain. Le gouvernement qui a ordonné l?opération de creuser le canal de délestage pour sauver St-louis des inondations prendra au plus vite certainement les mesures nécessaires sinon bonjour les dégâts. B. Maurice N'Diaye

Les apprentis sorciers à l'œuvre au canal de dérivationGAD, le 03 Nov à 15:33
Walfadjri du 161003

Les apprentis sorciers à l'?uvre au canal de dérivation

C'est avec surprise que nous avons appris qu'un canal avait été creusé juste au sud de Saint-Louis (zone de l'Hydrobase) pour l'évacuation des eaux du fleuve qui avaient commencé à inonder certaines zones, notamment le cimetière de Guet-Ndar. L'opération a été menée de nuit, au cours d'un week-end, dans des conditions pour mettre les gens devant le fait accompli. De 5 m de largeur au départ, le chenal s'était élargi à 75 m en un jour et le niveau du fleuve, en deux jours de fonctionnement, était descendu de 10 cm (1 m selon Sud Fm). Entre les journaux annonçant le miracle et les déclarations satisfaites et suffisantes des géniaux concepteurs de la solution à la télévision, il m'a fallu plusieurs jours avant de me dire que, oui, je suis bien au Sénégal, je ne rêve pas. Ce que des générations d'experts n'ont pas voulu faire, les apprentis sorciers l'ont réalisé en quelques jours et s'en réjouissent ! Ils ont trouvé la solution aux inondations de Saint-Louis et au diable tous ces experts empêcheurs de tourner en rond. A croire que ce pays regorge d'imbéciles et de doux rêveurs (nous, les scientifiques, experts et autres, amoureux de l'environnement). Force reste à l'informel et à l'autocratie !
Expert en géologie côtière Maître de conférences à l'Ucad Par : Dr Isabelle NIANG-DIOP

MEMOIRE DE MAITRISEDequen Julia, le 30 Juin à 12:52
Madame,
Je suis une étudiante française et je vais poursuivre mes études de maîtrise à Saint-Louis dès la rentée d'octobre 2004.
Je souhaiterais réaliser une étude de terrain sur le canal de délestage et ses conséquences sur la population.
Je voudrais connaître votre opinion à propos du choix du sujet ainsi que d'avoir des renseignements en ce qui concerne les personnes qui pourraient maider dans mes recherches.Je vous remercie d'avance.
Re: MEMOIRE DE MAITRISEdanaskilly, le 26 Nov à 12:32

Dequen Julia a écrit :
Madame,
Je suis une étudiante française et je vais poursuivre mes études de maîtrise à Saint-Louis dès la rentée d'octobre 2004.
Je souhaiterai réaliser une étude de terrain sur le canal de délestage.
Je voudrai connaître votre opinion à propos du choix du sujet et obtenir des informations concernant des personnes qui seraient susceptibles de m'aider dans mes recherches.En vous remerciant par avance.

Un canal pour dévier lÂ’eau du fleuve vers la merGAD, le 03 Nov à 15:34
Sud Quotidien du 061003

INONDATIONS A SAINT-LOUIS : Un canal pour dévier l?eau du fleuve vers la mer

L?Etat est décidé à aller en guerre contre les inondations à Saint-Louis. Un canal de délestage a été construit dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre derrière l?hydrobase. Il vise à évacuer le trop plein d?eau du Fleuve vers l?Océan Atlantique.
Le chef de l?Etat a fait à une société marocaine, la même qui avait construit les bassins de rétention mais l?ouvrage a été réalisé par une société sénégalaise grâce au soutien du génie civil et des militaires. Le maire et le gouverneur de Saint Louis ont visité le site hier dimanche.
Les populations de Saint-Louis qui vivaient sous la hantise des inondations peuvent maintenant pousser un ouf de soulagement. Ils sont " sauvés " pour le reste de l?hivernage des inondations qui avaient installé leur quartier général dans bon nombre de quartiers de la ville. D?un coût global de 27 millions FCfa, le canal de délestage qui a été construit avant hier samedi 4 octobre et entièrement financé par la direction de la protection civile avec l?Agence autonome des travaux routiers (Aatr) zone Nord comme maître d?ouvrage.
Il entre dans le cadre des mesures d?urgence définies par l?Etat pour 450 millions FCfa en vue de lutter contre les inondations. Ce canal ouvert à l?hydrobase est en train d?évacuer le trop plein d?eau du fleuve vers la mer. Le Fleuve qui avait une entrée de l?ordre de 10.000 m3/seconde était plus élevé que les sorties sur la langue de Barbarie qui étaient de 1000 m3/secondes. Conséquence, les 9000 m3/secondes restant débordent sur la ville et sur le territoire qui sont plats, ce qui entraîne la montée des eaux. " La solution qui a été retenue est de faire une ouverture toute proche de la ville vers le déversoir de l?Atlantique. Ce qui fait que le fleuve veut déborder, il le fera par le canal comme un déversoir d?orage au lieu de venir inonder la ville ", affirme Roger Sahayoun, Pdg de la Somagec, une société marocaine dont le chef de l?Etat a fait appel. Mais ce canal a été entièrement réalisé par la Sénégalaise de Voirie et de Travaux publics (Svtp) appuyée par le génie civil et l?armée nationale qui a transporté les gros engins. Après deux jours de fonctionnement, on se rend compte que le niveau du Fleuve a baissé d?au moins 1 m. Toutefois, l?érosion devient plus importante car d?une largeur de 5 m au début, le canal s?est retrouvé avec 75 m hier dimanche 5 octobre. Et Mamadou Guèye, le directeur général de la Svtp d?expliquer : " Nous voulions avoir plus de 100 m de large pour pouvoir sortir 9 milliards de mètres cube d?eau en stock avant de compter les autres milliards de mètres cube qui sont de l?autre côté du barrage. Il faut une ouverture de 150 voire de 200 m et après cela va se stabiliser. Aujourd?hui, l?eau sort parce que le Fleuve est plus haut que la mer. Quand les niveaux se sont équilibrés, l?eau s?arrêtera d?elle même.
Avec ce canal de délestage, il s?agit de régler un problème d?urgence mais aussitôt après, l?hivernage, il faudra penser à une solution définitive qui consiste à aménager de manière pérenne les deux rivages en mettant un ouvrage de seul pour réguler le niveau de l?eau.
A en croire le premier magistrat de Saint-Louis cet ouvrage permet d?abréger la souffrance des population victimes des inondations surtout qu?il y avait une menace réelle au niveau de la commune.
Mais aux yeux de Ousmane Masseck Ndiaye, il ne suffit pas de s?arrêter en si bon chemin. "Des travaux de relèvement des quais seront engagés très rapidement pour protéger. La municipalité n?a pas pour l?instant les moyens de faire face à ces travaux dont le coup est évalué à 400 millions FCfa puisqu?ils concernent plus de 5 km. Nous avons adressé une demande d?appui au chef de l?Etat pour trouver ses crédits additionnels devant nous permettre de démarrer dans les plus brefs délais les travaux ; Cette année, nous avons déjà dégagé 100 millions FCfa et en 2004, nous prévoyons 150 à 200 millions pour y faire face ", indique le maire de Saint-Louis. Pape Diomaye Thiaré
Re: bradage du littoral Saint-louisien et de nos villes côtières.. ?Fouta, le 12 Nov à 16:49
Posté - 03 Nov 2003 : 23:47:56
GAD,
Pour ce qui est de la porte du millénaire, il n'est pas nécessaire d'être ingénieur en quelque chose pour voir que l'ouvrage allait être condamné sous peu. Cette décision de l'implanter à cet endroit a du être prise un samedi soir. Nos gouvernants ont souvent une vision étriquée de l'avenir urbain ; par exemple dans la construction des nouveaux quartiers on repète les mêmes erreurs : routes étroites, absence d'espaces verts et d'aires de jeux pour les enfants, pas d'évacuation des eaux pluviales et des eaux usées (égouts), etc. Le but du promoteur est de vendre le maximum de surfaces avec un minimum de réalisation. Le pire est que cela semble convenir à tout le monde puisque personne ne dit rien. Fouta
La baisse du niveau du fleuve inquiète Saint-LouisGAD, le 28 Nov à 08:18
APRES L?AMENAGEMENT DU CANAL DE DELESTAGE

La baisse du niveau du fleuve inquiète Saint-Louis

Depuis quelques jours, la baisse du niveau des eaux du fleuve Sénégal inquiète au plus haut point les populations de Saint-Louis. Cette situation inédite est l??uvre du canal de délestage créé, il y a quelques semaines pour sauver la ville des inondations.
Des enfants qui jouent sur la terre ferme sous le mythique Pont Faidherbe vieux de 106 ans. Ce spectacle auquel assistent éberlués les habitants, depuis quelques jours, est un fait inédit. En fait, le niveau du fleuve Sénégal a considérablement baissé. Pour Ibrahima Diop, chef du service régional de l?hydraulique, la baisse du niveau du fleuve est liée à la marée basse.
A en croire de nombreux Saint-Louisiens, tout est parti de la création du canal de délestage qui se situe derrière les hôtels de la Langue de Barbarie sis à l?hydrobase. Mis en service dans la nuit du vendredi 04 octobre dernier, l?ouvrage visait à déverser le trop plein d?eau du fleuve enregistré durant l?hivernage à la mer. Ce qui a permis de préserver la commune des inondations qui avaient fini d?y installer leurs lots de malheur ainsi que dans une bonne partie du département de Saint-Louis.
Mais, le bonheur n?aura été que de courte durée chez les populations. Certains d?ailleurs, ne mâchent pas leur mot. C?est le cas de ce quinquagénaire qui affirme : " le canal a été fait au préalable sans une étude sérieuse. Sinon comment comprendre cette situation qui frise le tarissement du fleuve. " Avec sa réalisation, Saint-Louis se retrouve du coup, avec deux embouchures : une naturelle qui régulait le niveau de l?eau et une autre artificielle créée à la suite d?un bief sur une partie du fleuve. Il s?y ajoute que le niveau du fleuve a des conséquences fâcheuses sur la pêche artisanale. Beaucoup de poissons sont morts et les crevettes deviennent de plus en plus introuvables sur le marché.
Ce qui constitue un manque à gagner énorme pour l?économie locale. Les plus sceptiques soutiennent sans sourciller que le fleuve va tarir si l?on y prend garde. Du côté du service régional de l?hydraulique, on se veut rassurant. Et Ibrahima Diop d?y aller avec force détail : " la baisse du niveau de l?eau s?explique par le fait que cette période de l?année coïncide avec les marées basses de l?équinoxe. A cela, vient s?ajouter la fermeture du barrage de Diama pour permettre en amont aux producteurs de la vallée de mener leurs activités agricoles. Le débit est ainsi passé de 2000 à 400 mètres cubes. Et, cette situation, a ajouté l?expert, va durer encore quatre jours avant de revenir à la normale. Mais, le canal y est en partie pour quelque chose, pour la bonne et simple raison qu?avec l?embouchure artificielle qu?il a créée, l?eau ne fait plus 40 km pour aller à l?embouchure naturelle, mais 6 km seulement. Ce qui est à l?origine de la baisse des eaux fluviales. "
Il se pose toutefois, aujourd?hui, avec une certaine acuité, la question de la fermeture de l?ouvrage. Ce qui passe par l?installation d?écluses, mais aussi et surtout par le dragage du fleuve pour lui ôter son trop plein de sable. Sans doute que l?Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs) s?y mettra avec son projet de navigation sur fleuve.

Pape Diomaye THIARE Sud quotidien 281103


Initiative salutaireGAD, le 21 Avr à 07:47
Initiative salutaire,
Nos institutions regorgent de gens engagés et capables d?apporter leur expertise, de prévoir et d?enrayer certains phénomènes. Nous saluons cette belle initiative et nous souhaitons que ce fameux canal (embouchure artificielle) creusé à la va-vite sera dans les oubliettes et que les lisibilités politiques ne freinent plus ces actions salutaires.

Article à lire ??

FACE AUX RISQUES D?INONDATIONS : L?Académie des Sciences au chevet de Saint-Louis

Sujette, durant l?hivernage, à des inondations aux conséquences désastreuses pour ses populations, la ville de Saint-Louis peut compter sur l?expertise des membres de l?Académie des Sciences et Techniques du Sénégal (ASTS) pour trouver les moyens de régler ce problème. Et, depuis hier, une séance spéciale portant sur le thème : « Inondations et aménagements : le cas de Saint-Louis » se tient à Dakar. À l?issue de cette rencontre, un document stratégique de lutte contre les inondations sera remis au gouvernement.
Cette rencontre, qui a été ouverte par Habib Sy, le ministre de l?Agriculture, réunit des chercheurs, des représentants des pouvoirs publics et des partenaires (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, OMVS et des universitaires étrangers). L?objectif visé par l?Académie des Sciences et Techniques du Sénégal est d?arriver à juguler les problèmes d?inondations que rencontre Saint-Louis durant l?hivernage et permettre aux populations de passer la saison des pluies sans anicroche.
Pendant ces deux jours donc, les spécialistes des questions d?urbanisation, d?aménagements vont travailler sur la base de communications portant sur les thèmes suivants : « Inondation et gestion de l?espace urbain », « Erosion côtière et aménagements urbains », « Inondations et gestion de la crue du Fleuve Sénégal ».
À terme, un document stratégique de lutte contre les inondations devra être remis au gouvernement par l?Académie des Sciences et Techniques du Sénégal en guise de contribution en sa qualité de conseiller de l?Etat. Son président, le Pr Souleymane Niang, l?a d?ailleurs rappelé.
Avant d?organiser cette séance spéciale, l?Académie des Sciences et Techniques du Sénégal a organisé des visites de terrain à Saint-Louis, dans les quartiers de Gokhu Mbathie, à la Langue de Barbarie et au canal de délestage. Elle a dans le même temps rencontré les populations concernées par les risques d?inondations et les autorités locales. Et au terme de cette visite de terrain, les responsables de l?Académie ont été immédiatement reçus par le président de la République, Me Abdoulaye Wade pour lui donner la primeur de leur constat. Pour Habib Sy, qui a ouvert hier les travaux, cette audience montre que : « Me Wade, qui a une haute idée de l?Académie, est très sensible au problème inquiétant et récurrent des menaces d?inondations qui affectent la ville de Saint-Louis et d?autres localités à chaque saison de pluie ».
Au sujet de l?action ainsi entreprise par les Académiciens, il souligne : « nous interprétons votre geste comme une invite à conjuguer nos efforts pour une meilleure gestion de l?eau et pour un partenariat ouvert sur les différents aspects du développement agricole, demain ».
Le ministre de l?Agriculture, qui a félicité les membres de l?ASTS, a indiqué que cette rencontre est réconfortante à plus d?un titre. « Elle nous donne l?opportunité de jeter les bases formelles de notre futur partenariat. Elle apporte la quiétude et l?espoir chez les populations de Saint-Louis, qui voit ainsi leur problème pris à bras le corps par les plus hautes autorités politiques et scientifiques du pays avant la saison des pluies qui s?annonce. La rencontre est une initiative pertinente et attendue, qui participe à la matérialisation d?une des missions fondamentales de l?Académie des Sciences et Techniques du Sénégal, celle de conseiller le gouvernement sur les grands problèmes qui interpellent la Nation », a indiqué Habib Sy.
Pour lui, les menaces d?inondations qui affectent de plus en plus notre sécurité économique, sociale, spirituelle voire humaine imposent une approche scientifique et technique intégrée, afin de trouver une solution complète et durable. « Avec l?Académie des Sciences et Techniques, nous osons espérer dépasser l?approche jusque-là conjoncturelle, sectorielle et localisée, de cette épineuse question des inondations », a -t-il encore souligné.

JOSEPH BIRAME SENE le quotidien Soleil 210404


SAINT-LOUIS Les ravages dÂ’un canal de délestageGAD, le 29 Avr à 06:53

SAINT-LOUIS Les ravages d?un canal de délestage

Construit à la hâte en octobre dernier pour «sauver Saint-Louis», le canal de délestage de la Langue de Barbarie fait craindre tous les dangers. Au cours d?une visite de presse organisée par le Groupe environnement presse (Grep) et le Fonds mondial pour la nature (Wwf) les 23, 24 et 25 avril dernier à Saint-Louis, des experts sonnent l?alerte.
- Le directeur régional de l?hydraulique de Saint-Louis, M. Ibrahima Diop, a reconnu que le canal de délestage appelé «brèche» construit sur la langue de Barbarie en octobre 2003 «pour sauver Saint-Louis des inondations» a été fait à la hâte. Ibrahima Diop a fait cette déclaration samedi à Saint-Louis, au cours d?une visite de presse organisée par le Groupe environnement presse (Grep) et le Fonds Mondial pour la nature (Wwf) sur les problèmes de l?environnement, notamment les menaces causées par ce canal. «Il fallait trouver une solution d?urgence pour sauver Saint-Louis des inondations. Voilà pourquoi nous avons réalisé ce canal dans la précipitation», a reconnu Ibrahima Diop devant les journalistes. Avec 4 m de large et 1,5 m de profondeur, cette «brèche» se trouve aujourd?hui au centre d?une controverse à cause des dommages causés à l?écosystème.
Quant aux pêcheurs ils jubilent du fait de l?accès plus facile à la mer que leur offre ce canal. En effet, ces gens de mer, notamment ceux du quartier de Guet Ndar, ramaient 40 km pour contourner la barre, dont l?élévation ainsi que les hautes vagues, était souvent à l?origine de graves accidents. En passant par le canal, juste 3 km suffisent pour gagner l?océan. «Nous saluons cette ouverture du canal que nous réclamions depuis longtemps. Maintenant, nous gagnons du temps et nous payons moins d?essence», se félicite Makhète Sène, un pêcheur de Guet-Ndar, qui reconnaît qu?il y a maintenant moins d?accidents. Le chef du service régional de la pêche, Mamadou Sy trouve, lui, que le canal a favorisé une bonne campagne de crevettes avec des captures estimées dans l?ensemble à 1t/j cette année, contre 250 kg/j dans le passé.
Cependant, même si les populations jubilent, les experts en environnement eux redoutent le pire. En compagnie des journalistes, ils ont, en effet, expliqué les dangers sur le nouveau paysage que présente Saint-Louis depuis la réalisation de ce canal qui, en quelques mois s?est élargi de 800 m. Conséquence : exposée à l?arrivée frontale des vagues, la mangrove qui protège les îlots abritant les villages de Dounbaba Dièye, Ndiawdoun, Ndialakhar, Tassinère, etc., commence à disparaître. Alors qu?auparavant, souligne Amadou Soumaré de Wwf, avec les phases de cassures naturelles qui survenaient sur la mer, l?ouverture de la brèche se colmatait par les dépôts de sédiments. Ce qui n?est plus le cas. Amadou Ndiaye, "Kata", expert en aménagement, voit une autre alternative. Dévier l?eau à partir du bras du fleuve de Bango vers les déversoirs naturels afin d?éviter l?intervention de l?homme sur la nature. Pour Ablaye Ndiaye de Wedlands International, une Ong chargée de la protection des zones humides et des oiseaux, «le problème de ce canal est qu?il n?y pas eu d?études pour mesurer ses conséquences».
Aujourd?hui, c?est l?écosystème qui en pâtit avec : le surcreusement des berges, l?avancée de la langue salée dans le Gandiolé et la prolifération des plantes aquatiques. Des choses jusque-là inconnues dans ces zones. Un brin d?espoir cependant : le démarrage des travaux du canal de Gandiol qui va stabiliser «la brèche». Pourvu que ce brin d?espoir ne tombe dans l?océan.

Par : Walf 290404



Re: SAINT-LOUIS Les ravages dÂ’un canal de délestageGAD, le 21 Juin à 09:56


Devant les dégâts causés par le canal de délestage de la langue de Barbarie : Thierno Lô dénonce le défaut d'études d'impact

De 4 m à l'origine, le canal de délestage de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis est passé à 1 300 m en trois ans, soit une progression de plus de 33 m par mois. Et ce sont les riverains de cette bande de sable séparant, depuis des millénaires, le fleuve et l'océan qui paient cash les effets néfastes de ce désastre écologique qui est dû, selon le ministre de l'Environnement en visite sur les lieux, à l'absence d'études d'impact avant sa réalisation.

SAINT-LOUIS- L'eau est source de vie. Mais quand elle est mal utilisée, mal traitée, polluée, elle peut être source de désagréments, voire de destructions ou de morts. Il convient d'user de cette manne céleste avec beaucoup de doigté et en connaissance de cause. Et les circuits par lesquels passe l'eau (lits, chenals, canaux) sont des données naturelles dont il faut respecter les configurations ou, si le besoin se fait sentir de les modifier, de le faire, en ayant au préalable, établi des études d'impacts sérieuses et objectives. Ce qui n'a certainement pas été le cas quand il s'est agi de creuser le canal de délestage de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis.
De 4 m, ce canal est passé à 1 300 m en trois ans, soit une progression de plus de 33 m par mois. Cette progression du canal creusé sur la langue de barbarie, longtemps occultée et reléguée au second plan, refait surface aujourd'hui. Creusé il y a de cela trois ans par le génie militaire avec l'expertise d'un ingénieur marocain, pour faire face aux récurrentes inondations de Saint-Louis, ce canal est en train de complétement modifier l'environnement et le système écologique qui en dépendaient. Or, à ce jour, aucune réponse satisfaisante n'a été apportée aux multiples questions que ne cessent de se poser les riverains de cette bande de sable séparant, depuis des millénaires, le fleuve et l'océan. Les populations du Gandiolais, qui paient cash les effets néfastes de cette nouvelle brèche, semblent désemparées face à la salinisation de leurs terres jadis consacrées au maraîchage. Dans la zone, la question de la salinisation des puits en toutes saisons, se pose avec acuité, depuis l'ouverture de la brèche. Les pêcheurs ne parviennent à capturer, sur les lieux jadis poissonneux, que très peu de poissons. La bande de terre de Doune Baba Dièye, les hôtels et autres constructions environnants risquent d'être rayés de la carte de Saint-Louis à cause de l'avancée des eaux. Ce désastre écologique n'a pas laissé de marbre le ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature, en visite à Saint-Louis, à l'occasion de la célébration du 30e anniversaire du parc national de la Langue de Barbarie.
Après avoir marqué sa surprise et sa désolation, Thierno Lô a condamné, avec la dernière énergie, le défaut d'études préalables avant l'ouverture de la brèche. ?Quand nous avons été au niveau de la brèche, nous avons pu noter le défaut d'études d'impact environnemental. Ce qui est inadmissible. C'est vrai que le canal a contribué à régler le problème des inondations à Saint-Louis, mais à cause de l'absence d'études, il a créé beaucoup de conséquences écologiques néfastes?, a-t-il laissé entendre. Avant d'annoncer que ?les techniciens discutent jusqu'à présent sur les mesures à prendre pour faire face rapidement à l'avancée de ce canal?.
Gabriel BARBIER (Source édition Walf fadjri 21 Juin 2006)

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