Cynisme, philosophie pratique

Cyniques : fragments et témoignages

Loin Des Autres : fragments et aphorismes

Journal d'un homme décevant

NORMANCE

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Retour à la liste des messagesDiscussion n°1852945206
 
on remet ça?cripure, le 19 Mar à 22:39
euh! je cherche de qui peut bien être cette idée... je ne me souviens même plus si la phrase est exacte...
"ce qu'il faut ignorer pour agir..."
en gros, l'idée est là... développons?

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Re: on remet ça?Kcemorg, le 20 Mar à 11:26

cripure a écrit :

"ce qu'il faut ignorer pour agir..."



Je ne sais pas s'il faut ignorer quoique ce soit pour agir? Ou alors, plutôt, je pense qu'il faut tout ignorer, non pour agir, mais au moment d'agir? Qu'il faut bien séparer action et réflexion, car, le plus souvent, cette dernière paralyse l'action?
En tout cas, s'il y a une chose qu'il faut ignorer pour agir, c'est la peur, je pense?
D'où l'intérêt d'avoir bien réfléchis avant, d'avoir vaincu la peur en l'anticipant, d'avoir fait le tour des éventualités, d'avoir hypothèsé jusqu'au bout? La, seulement, on peut agir et n'être que dans l'action, ignorant tout le reste? C'est une question de temps, je pense, de présent?
Pour moi, "ce qu'il faut ignorer pour agir...", est un état d'instant, de changement de connection. Qu'importe ce qu'il faut ignorer, à l'instant de l'action, il n'y a que l'action?

--
Le partisan du moindre est fort
Re(2): on remet ça?crak, le 22 Mar à 00:15

Tu dis:
"Pour moi, "ce qu'il faut ignorer pour agir...", est un état
d'instant, de changement de connection."

Je peux comprendre "l' état d' instant" mais qu'est ce que
entend tu pour "changement de connection"?
Connection avec quoi?
puisque ça pourrait être intéressant pour voir où placer les
peurs, par ex.?
Les connaître, mais trouver la façon de n' entrer pas en
connection avec elles... ?
les laisser d' un coté, pour en temps au moins et ne vouloir
pas entrer là dedans...?
Re(3): on remet ça?Kcemorg, le 25 Mar à 12:39

crak a écrit :
qu'est ce que
entend tu pour "changement de connection"?
Connection avec quoi?
puisque ça pourrait être intéressant pour voir où placer les peurs, par ex.?



Une connection Pensée/Action? Un alternateur Réflexion/Instinct?

Les peurs sont au niveau pensée/réflexions/avenir? Il faut donc penser l'action, réfléchir l'instinct, anticiper mentalement l'avenir, projeter ses peurs à l'avance, les vivre et les dépasser dans la réflexion?
Sinon l'instinct, l'action, sont impossibles, paralysés par les peurs qui surgissent trop tard?

La peur, c'est la peur de souffrir, la peur de mourir, la peur de se découvrir, de plonger en soi, dans l'inconnu?
Les trois-quarts préfèrent subir plutôt que d'affronter ça? Et ceux qui nous contrôlent le savent et attisent ces peurs pour manipuler le troupeau?

Or, on ne peut jouir vraiment que si l'on sait souffrir; on ne peut vivre vraiment que si l'on sait qu'on va mourir; on ne peut s'accepter et s'aimer que par la volonté de se connaitre soi-même?


--
Le partisan du moindre est fort
Re(4): on remet ça?crack, le 28 Mar à 12:03
« la volonté de se connaître soi-même? »
ou volonté de connaître?
Ne semblerait-il pas le seul but possible, voulant essayer
d?expliquer cette existence?
Et même en ne voulant pas parler de but, de pourquoi?
Parlons alors de plaisir? En tout cas, n? est-il pas le seul
intérêt ?

Re(5): on remet ça?Kcemorg, le 28 Mar à 19:12
"« la volonté de se connaître soi-même? »
ou volonté de connaître?" sont deux choses totalement différentes. La seconde peut même devenir un bon moyen d'éviter la première?
Tout dépend du but recherché, le bien-être ou la connaissance?

"Ne semblerait-il pas le seul but possible, voulant essayer d?expliquer cette existence?"
Pourquoi vouloir l'expliquer? Pourquoi perdre du temps sur l'insondable, sur ce qui nous dépasse??
Et qui te dit que l'explication de l'existence est la même pour tout le monde?
Ne crois-tu pas que chacun pourrait trouver la sienne??
Personnellement : Le cynisme m'aide à bien vivre; le romantisme m'en donne une bonne raison?
Et heureusement que tout le monde ne partage pas mes vues?

"Parlons alors de plaisir? En tout cas, n? est-il pas le seul intérêt ?"
Là aussi, tout dépend du plaisir?
Si c'est un plaisir au premier degré, de surface, qui permet de s'oublier (sport, nourriture, drogues, sexe, etc)? Ou si c'est un plaisir plus profond, plus ancré dans la conscience de soi, qui n'empêche en rien quelques souffrances de surface?
Certains, par exemple, vont fuir un chagrin d'amour par le détournement que provoquent les plaisirs de surface? D'autres vont gouter à la puissante souffrance d'un amour déçu, l'exploiter, jouir de cette douleurs, cadeau de la nature - tout comme l'amoureusté qui l'avait précédée?

--
Le partisan du moindre est fort
Re(6): on remet ça?crack, le 02 Avr à 08:27
"heureusement que tout le monde ne partage pas mes
vues?" Heureusement, bien sure, que comme ça il y a
peut être encore quelque raison pour parler? et quelque
chose à ce dire...
"j'aime plutôt qu'une conversation m'ouvre de nouveaux
horizons, m'amène là où je ne m'y attendais pas?"
et oui ça serait toujours auspicable?
Bien sure que la connaissance en soi n? a pas d' intérêt si
ne nous aide pas à mieux nous connaître et donc à faire
que l? on se sent mieux, ou plutôt que l' on vie bien (pour
soi) justement. Sûrement il y en a, la plus part, qui aime
dire de connaître ça ou ça pour gonfler leur ego.
Tu dit :
« Pourquoi vouloir l'expliquer? Pourquoi perdre du temps
sur l'insondable, sur ce qui nous dépasse?? »
Oui... Mais pas mal peut être se demander Qu? est ce que
c? est ? Par rapport à n? importe quel phénomène qui
nous arrive, et C? est comment, maintenant ? et voir
comment c? est après un certain temps? Si on essaye de
investiguer on peu peut être mieux voire, ouvrir la
visuelle, l? horizon.
C? est qui qui décide ce que c? est « insondable » ?
Et encore, c? est quoi ce qui nous dépasse ?
Pas dit qu? il nous dépassera pour toujours, certe, si on
n? essaye pas d? inverstiguer? de dépasser, justement.
Les peurs, ou on les dépassent ou elle nous dépassent.
La première pour tout le monde: la mort.
Par le 'Mysthère' de celle la 'ils' les merdeux religieux,
exerce le pouvoir sur la vie depuis toujours!
Sadiquement, bien content de garder les troupeaux dans
l' ignorance, traduisant les ?écritures? de toutes
traditions comme ils veulent et faisant du terrorisme
avec le péché, les châtiments, l' éternité des
châtiments!! le jugement universel!! Le paradis, l? enfer,
ils invente même le pourgatoire !
L? explication de l? existence est peut être celle que
chaqu? un choisit. Ou ne choisit pas.
« Ne crois-tu pas que chacun pourrait trouver la sienne?
? »
Chaqu? un peut bien trouver ce qu? il veut, si ça luis
soufit? Je crois que il y a toujours deux plans :
Celui subjectif, personnel, relatif, où chaqu? un se
raconte son histoire comme il veut ou il peut. C? est le
plan de la manifestation, où il y a l? espace, le temps, le
corps? Le plan humain subjectif, inpermanente, bien
réel bien sur, pour ce qui le vit. Celui où l? on vit le
quotidien.
Mais on peut essayer de le dépasser? il y a encore des
état de conscience?
Il y a aussi un plan universel qui se refait à l? Absolus, le
soi. Il sé, un, unique, immanent. Pure existence.
Sur ce plan la, on est tous pareils. Il n? y a pas d? espace
ni de temps. Pas d? identification dans ce corps, dans le
ego, dans ce qu? on a où pas et même pas dans ce que l'
on peut croire d' être. C? est le plan de ici maintenant.
Quant au plaisir, c? était sous entendu que le « premier
degré» n' a pas intérêt, que pour certains, même si
beaucoup.

Donc je disais, on peut choisir de rester dans l?
ignorance pour peur, ou accepter le risque de se
connaître, seul but et seul plaisir. (pour moi).
Puis, ça peut devenir intéressant d' apprendre à
connaître pour reconnaître ce qui nous plaît.
Goûter de la souffrance comme de la joie et du bonheur
pour se sentir vivant et n? accepter pas d? être des morts
vivants ou d? échapper touts sensations et émotion n?
étant pas capable ou n? essayant pas à les soutenir.
Donc si l' on ne se connaît pas l' on ne vit pas, s' il n' y a
pas de connaissance il n' y a pas de vie.
Les échappatoires restent toujours à la porté de tout le
monde, pièges à reconnaître. Si l? on est intéressé à le
faire?

En tout cas c? est écrit : le serpent et le tigre n? irons
jamais d? accord, ne se supportent presque pas. : )

Re: on remet ça?crack, le 22 Mar à 00:10
Développons? : )
salut le vieux

Ignorer continu à n' être pas entre les mots que je
préfère... je sais pas...
oublier... j'aime sûrement plus, me semble plus
approprié.

Ignorer quoi?
La raison pour laquelle je fais quelque chose...? (il y aura
bien une raison...)
La peur, qui vient nécessairement du fait que je ne peux
pas connaître, d'avance le (ou les) résultat et je sais que,
il pourrait être bien différent de ce que j'aimerai m'
attendre... ou j' espérerais...
Pourquoi les ignorer?
Le résultat dépend de facteurs qui ne sont pas à ma
porté, jamais ou pour toujours.
je peux mètre toute ma meilleur attitude, ma meilleure
intention,
je peux faire tout mon mieux pour que ça puisse aller
dans la meilleur des façons,
je peux faire toutes les prévisions possibles,
en bien et en mal,
puis,
au moment de l' action, si je décide d' agir, du moment
où je bouge, le mieux c' est effectivement de tout oublier
et surtout arrêter d' avoir des préoccupations autour du
résultats, ce que ne ferait que
dépenser énergies, ailleurs!
Comment donner mon mieux!
Une fois que je part, bien vaut de m' y mètre tout entier.
100/100 de mes énergies là, oui, à cet instant là, moi
tout entier, présent.
ça serait ça je crois non?
On pourrait dire, pas toujours facile...
Faut peut être ce préparer un peu...
Mais en effet
le fait de prendre conscience que semblerait qu' on à le
droit au choix sur l' action mais pas au choix du résultat,
pourrait définitivement nous permettre de nous relaxer,
et de profiter finalement de l' action en soi,
comme on dit aussi, du voyage...
que ça soit un concert, un examen, un rendez vous... il y
à plein de choses que je ne peux pas savoir...
Mais alla fine,
le fait de savoir que l' on n' est pas de tout responsable,
au moins,
ne pourrait pas nous donner en fin, un peu plus de
légèreté, une petite liberazione?
Qui nous permettrait en plus de jouir et profiter (de l'
action)...
Re(2): on remet ça?crack, le 23 Mar à 09:58
Je voulait dire:
"salut LES vieux"
mais en vrai ce sont mes cheveux que se font blancs,
des vôtres, je n' en sais rien du tout...
Re(2): on remet ça?Kcemorg, le 25 Mar à 12:52

crack a écrit :
le fait de prendre conscience que semblerait qu' on à le droit au choix sur l' action mais pas au choix du résultat



Il y a une méthode qui, pour moi, a toujours marché. Elle ne permet pas de choisir le résultat, mais permet d'en éviter quelques un des pires? Car dès lors que l'on hypothèse, qu'on imagine ou qu'on prévoit un résultat, on peut être certain que c'est autre chose qui arrivera? Même si l'on pense avoir prévu tous les pires et qu'un pire arrive quand-même, ce ne sera jamais exactement un de ceux qu'on avait imaginé.
Le but est donc, de faire, à l'avance, le tour de tous les pires possibles, de dénicher le pire du pire? Ce qui n'empêche en rien de rêver au meilleur aussi - à ce détail près que le meilleur imaginé n'arrivera pas non plus?
En général, je n'imagine qu'un ou deux meilleurs impossibles et tous les pires possibles?

--
Le partisan du moindre est fort
Re: on remet ça?cripure, le 25 Mar à 20:40
salut à vous!

"En général, je n'imagine qu'un ou deux meilleurs impossibles et tous les pires possibles?"

ah! ben on tourne en rond là! La phrase extacte est celle ci:

"que de choses il faut ignorer pour agir."

Bien qu'il faudrait peut être en effet la reformuler par un "que de choses il faut oublier pour agir!" pourquoi pas! ce qui se rapprochrait de la pensée de notre cynique favori. Mais dans la phrase de P.Valery, je pense que les deux veulent dire la même chose.
Ignorer comme mépriser (oublier?)? ou ignorer comme absence de savoir? La question se poserait donc en deux parties... non? que voulait-il bien dire?
Re(2): on remet ça?Kcemorg, le 26 Mar à 16:53

cripure a écrit :
Ignorer comme mépriser (oublier?)? ou ignorer comme absence de savoir? La question se poserait donc en deux parties... non? que voulait-il bien dire?



Je ne vois pas comment on pourrait agir - c'est à dire décider soi-même de faire un acte (le "on" étant valable pour tout être en étant capable) - en absence de savoir, qu'il soit acquis ou inné? Toute action étant tournée vers l'avenir, elle a donc forcément un but qu'elle connait ou espère par le savoir?
Je pense donc que c'est bien l'oubli volntaire ou non), et non l'absence de savoir - qui sous-tend tout acte -, dont il est question ici?

--
Le partisan du moindre est fort
Re(3): on remet ça?cripure, le 26 Mar à 21:22
"en absence de savoir, qu'il soit acquis ou inné?"

on est conscient d'un savoir acquis mais l'est-on obligatoirement d'un savoir inné?

"En général, je n'imagine qu'un ou deux meilleurs impossibles et tous les pires possibles?"

je crois avoir compris que ton idée est celle ci... le cas d'un oubli "volontaire"... c'est dans le cas d'une volonté absolue d'aboutir à un résultat que l'on nomera de "bien", de bénéfique pour soi. Mais combien s'engagent dans une voie sans se préocuper des pires possibles? je prend le cas d'un individu qui décide de se mettre à son compte, est-il toujours conscient qu'il devra consacrer tout son temps et son énergie à son entreprise? Qu'il devra sacrifier sa réflexion à cette unique tache?
J'en connais des comme ça... ravis d'avoir eu le temps de simplement se regarder un film dans la semaine... plus aucun sens de l'analyse en dehors de leur asservissement, de leur affaire.
C'est bien sur un cas particulier qui ne postule pas LA vérité de la phrase de départ mais auquel on doit aussi penser... non?
Re(4): on remet ça?Kcemorg, le 27 Mar à 17:59
"on est conscient d'un savoir acquis mais l'est-on obligatoirement d'un savoir inné?"

Je ne crois pas avoir précisé que la conscience jouait forcément un rôle là dedans? Un bébé va faire l'acte de téter par un savoir inné dont il n'a sûremment pas conscience?
L'inconscience est pleine d'un savoir auquel on peut plus ou moins accéder? Cela ne retire rien au fait que l'acte est lié au savoir.

"Qu'il devra sacrifier sa réflexion à cette unique tache?"

J'ai dit qu'il ne fallait pas mélanger réflexion et action au risque de paralyser cette dernière. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut sauter la réflexion. Bien au contraire, c'est la partie la plus importante, la plus enrichissante, celle de tous les possibles? Il faut juste savoir l'oublier au moment d'agir?


"ravis d'avoir eu le temps de simplement se regarder un film dans la semaine..."

S'ils en sont ravis, tant mieux pour eux. Ce sont des gens qui n'aime pas réfléchir, de toute façon, ni avant, ni après?
La peur est bien trop forte, pour les trois quarts, de se retrouver face à eux même, face à la vérité de leur vie - et donc de leur non-vie, de leur mort? La fuite en avant, dans les obligations et le travail, est bien plus facile à suivre?

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Le partisan du moindre est fort
Re(5): on remet ça?cripure, le 29 Mar à 21:29
"S'ils en sont ravis, tant mieux pour eux. Ce sont des gens qui n'aime pas réfléchir, de toute façon, ni avant, ni après?"

nous y voilà... c'est bien dans ce sens là que je lisais la phrase qui fait débat... non pas que je voulais te faire dire ce que je voulais entendre- ce qui est finalement le principe de toute conversation... autre débat... mais pourquoi pas cet autre débat? on ouvre un autre post?
Re(6): on remet ça?Kcemorg, le 30 Mar à 10:38
Ouvre tous les post que tu veux?

Personnellement, je suis plutôt surpris quand je retrouve dans les propos d'un autre ce que j'ai déjà en tête? C'est flatteur, parfois, d'autant s'il s'agit d'un Diogène ou d'un Nietzsche? Mais j'aime plutôt qu'une conversation m'ouvre de nouveaux horizons, m'amène là où je ne m'y attendais pas?

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Le partisan du moindre est fort

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