 | ? La triste affaire « Marc Maggiori » ne semblant pas vouloir s'éteindre d'elle-même, un grand nombre de consommateurs éveillés tente de contrecarrer les regrettables pratiques du piètre plagiaire.
? Voici un lien utile qui révèle en grande partie l'imposture du sinistre individu et dévoile au grand jour ses anciens et récents agissements dans l'art de la contrefaçon à but lucratif :
www.catsuka.com/maggiori.php
? Les auteurs japonais étant majoritairement victimes du larcin, la même page a été traduite dans leur langue :
www.catsuka.com/maggiori_jp.php
? Bien qu'ils aient plusieurs pères, « Les enfants d'Okurâ » sont orphelins. |
|
Retour à la liste des messages
|  | C'est une bonne chose d'avoir rapporté l'affaire jusqu'ici.
Je sais qu'il est possible d'accéder au débat qui s'est engagé sur le forum du site Catsuka par le biais de la liste de liens qui se trouve au bas de la page que tu proposes, mais tout le monde ne parcourra pas les divers autres sites proposés. Je pousse donc l'outrecuidance jusqu'à afficher ici le lien qui mène directement sur le front :
www.catsuka.com/interf/forum/
D'aventure et si le c?ur t'en dit, n'hésite pas à passer sur le forum de Tsuka. Les sujets traités sont aussi variés qu'intéressants. Personnellement, bien que peu loquace et souvent décalé, je respecte l'éthique de Monsieur de Coubertin en intervenant de temps à autre.
Cordialement. |
|
 | Avec ma grande innocence, je tombe de bien haut: j'étais bien loin de concevoir que ce genre de chose pouvait exister... Moi-même je reproduis, mais ce n'est pour personne, on ne me paie pas pour ça, et surtout je ne me prétends pas artiste!
Comme il est précisé sur les pages de Catsuka, il y a différentes façons de s'inspirer. Mais comment peut-on en son âme et conscience proposer un travail, dit professionnel, tout en sachant qu'en fait la moitié de ce travail voire plus vient d'un autre?
Où est donc le temps où l'on préférait attendre la caresse des Muses plutôt que de poser un regard vicieux sur le travail d'autrui?
Et à côté de cela, de vrais artistes, pleins de créativité et de talent, peinent à survivre de leur art. Il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond...
Murasaki, bienvenue sur Terre... |
|
 | Murasaki a écrit :
| J'étais bien loin de concevoir que ce genre de chose pouvait exister... Et à côté de cela, de vrais artistes, pleins de créativité et de talent, peinent à survivre de leur art. Il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond... |
? Le monde est principalement injuste, et celui de l'Art n'échappe pas à cette évidence.
? Marc Maggiori tente de sortir de l'ombre à l'aide de la seule chose qu'il pense savoir maîtriser : la mystification. Il a quitté le sinueux sentier de la création pour emprunter un raccourci plus attrayant vers la gloire.
? Son choix a du être prompt, car de ce que j'en perçois, il n'est pas homme à se donner le moindre mal dans une époque qui entretient plus que jamais des oxymores tels que l'Art rentable et l'expression commerciale. |
|
 | Un lien très démonstratif a récemment été diffusé par l'intermédiaire du site Catsuka.com, il propose un comparatif vidéo très clair qui révèle les multiples supercheries du malhonnête Marc Maggiori. Comme on peut le constater, de nombreuses séquences dérobées proviennent du film d'animation « Le prince d'Égypte ».
Voici l'adresse directe de cette fameuse séquence :
Les ficelles du Maggicien.
Cordialement |
|
 | ? Merci pour cette séquence pour le moins efficace.
? Je passe de temps à autre sur le forum de Catsuka, mais il y a une telle légion de sujets que je ne sais où donner de la tête, alors, je m'en tiens uniquement aux nouvelles qu'il affiche sur la page d'accueil de son site. Elles sont d'ailleurs souvent à la pointe de l'information, ce qui n'est pas très courant sur les sites francophones.
? En ce qui concerne le cas Maggiori, je suis surpris d'apprendre que l'on découvre encore autant de méfaits perpétrés par un seul et même individu.
? Lorsque Marc Maggiori se trouve en face d'un miroir, je me demande lequel des deux reflète l'autre.
|
|
 | Ha oui, alors là oui, il est vrai que ce sujet mérite d'être lu, que ce soit par les fan d'animation japonaise, les fans d'animations tout court, les dessinateurs professionnels et amateurs, enfin tout ce beau monde du graphisme !
Ce Maggiori... je me demande comment il a pu s'imaginer rester considéré innocent après avoir déssiné et montré tout ça !! Il voulait qu'on le congratule en plus ? Ce qui me tue le plus, c'est ce manque de finesse, car des personnes qui s'inspirent d'autres pour dessiner, j'en connais des tas, mais qui n'ont à ce point d'imagination, ça me dépasse ! Pas un petit point de créativité, tout n'est que pur simplification du modèle d'origine.
Si ce cas n'a pas été découvert tout de suite, sûrement que d'autres du même genre se cachent encore, et là j'ai peur ! J'espère tout de même que cette affaire les calmera !
Mais jusqu'où l'inspiration en est-elle encore ? Où commence le plagiat ??
|
|
 | Enaibi a écrit :
| Il est vrai que ce sujet mérite d'être lu, que ce soit par les fans d'animation japonaise, les fans d'animations tout court, les dessinateurs professionnels et amateurs, enfin tout ce beau monde du graphisme ! |
? Certes oui, mais pour les lecteurs de Horion, j'ai hésité, car ils ne sont pas comme tout le monde ? flûte ! j'ai éradiqué le "smiley" souriant, on va encore me prendre au sérieux.
Enaibi a écrit :
| Ce Maggiori... je me demande comment il a pu s'imaginer rester considéré innocent après avoir dessiné et montré tout ça !! |
? Il a simplement remarqué que la compagnie "Walt Disney" a plusieurs fois pillé le patrimoine culturel de divers pays sans même que cela se remarque. Le nom de "Victor Hugo" ne figure pas au générique du film "Le bossu de Notre-Dame", pourtant, une frange du public français a relevé l'affaire du long métrage "Le roi lion" plus qu'inspiré de l'?uvre d'"Osamu Tezuka".
Enaibi a écrit :
| J'espère tout de même que cette affaire les calmera ! |
? Rien n'est moins sûr, hélas. |
|
 | De nombreux problèmes sont en fait sous-jacents à cette sus-nommée "affaire"... Mais Enaibi en soulève je pense le plus important, à savoir où se trouve la limite entre inspiration et plagiat.
Outre la question de l'éthique liée à tout cela, il faut par ailleurs avoir des idées précises sur l'idée de propriété intellectuelle. Si Tanaka-san dessine quelquechose avec une idée qui lui est propre, on reconnaît communément que sa "création" est sa propriété. Si Yamada-san fait une copie de ce dessin, il est également propriétaire de son travail, non? Mais dans ce cas, il ne l'est que pour ce qui est de la "réalisation", pas de la "création", n'est-ce pas? Pourtant, admettons que Suzuki-san fasse également une copie du dessin, mais qu'il utilise des techniques différentes pour la "réalisation", le choix des couleurs, de leur application, etc. N'est-il pas dans ce cas lui-même l'auteur d'une "création"? Suzuki-san a-t-il copié Tanaka-san ou n'a-t-il fait que s'inspirer des formes de son travail?
Cela m'amène à une autre réflexion, en souvenir (ça m'arrive parfois, me souvenir) d'un livre que m'avait montré Enaibi, présentant principalement de nombreuses photographies de châteaux, palais, églises, etc. Mettons que dans mon dessin je reproduise la façade d'un palais. Est-ce que je copie le travail de l'architecte? celui du photographe peut-être? Je ne fais que copier le résultat de son travail et de sa recherche; la seule différence tient dans le fait que j'utilise un crayon et lui la lumière. Est-ce que ça suffit pour me démarquer de sa propre oeuvre?
Je pense que les justifications de monsieur Maggiori - si tant est qu'il s'en trouve - sont au moins aussi vicieuses. Mais pour ma part, tout cela reste de vraies questions... Car j'ose croire que toute création artistique n'est pas à proprement parler une création: rien n'est issu ex nihilo; c'est notre environnement qui nous inspire et conditionne nos "créations", non? En tout cas, depuis que ce ne sont plus les dieux qui reproduisent leur directives dans l'esprit des artistes, je pense que c'est comme ça que ça se passe... ... ... |
|
 | Murasaki a écrit :
| Enaibi en soulève je pense le problème le plus important, à savoir où se trouve la limite entre inspiration et plagiat. |
? C'est une problématique intéressante, mais dans le cas de Marc Maggiori, elle n'a pas lieu d'être un seul instant. Les considérations morales usuelles qui dressent objectivement une frontière entre inspiration et imitation sont ici bafouées par l'ostensible dédain éhonté que porte l'odieux individu à la perspicacité de l'observateur et au respect du spectateur.
Murasaki a écrit :
| Admettons que Suzuki-san fasse également une copie d'un dessin, mais qu'il utilise des techniques différentes pour la "réalisation". Suzuki-san a-t-il copié ou n'a-t-il fait que s'inspirer des formes d'un autre travail? |
? C'est très précisément là que le talent entre en jeu. Un auteur qui n'a aucune personnalité artistique ne parviendra pas, bien malgré lui, à dissimuler totalement son modèle. Alors qu'un artiste talentueux, bien que très inspiré, ne pourra s'empêcher d'insuffler sa propre vision à sa copie, qui dés lors n'y paraîtra plus.
Murasaki a écrit :
| J'ose croire que toute création artistique n'est pas à proprement parler une création, non ? |
? Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. C'est un axiome. |
|
 | Comme le disait Lavoisier d'ailleurs...
Mais toi qui t'intéresse tant au sens originel des mots, comment expliquerais-tu cette propension à un usage inapproprié du vocabulaire? Tant de termes se vident de leur sens; "création" comme tant d'autres est employé à tort et à travers.
Je sais que toutes les questions commençant par ce mot sont de mauvaises questions, mais... Pourquoi? Pourquoi - et je ne pense vraiment pas que cette tendance ne s'appliquent qu'aux mots - l'être dit humain a-t-il tellement à coeur de dénaturer l'utilisation première de quelquechose? Le cas qui a lancé cette topique ne serait qu'une des nombreuses extensions de ce problème... |
|
 | Murasaki a écrit :
| Mais toi qui t'intéresse tant au sens originel des mots, comment expliquerais-tu cette propension à un usage inapproprié du vocabulaire? |
? Bien que je ne m'intéresse pas spécialement à l'origine première des mots, je peux tenter d'esquisser une réponse à ta question.
? Le dictionnaire est un cimetière d'expressions, ce sont les nouveaux sens que nous donnons aux mots qui leur permettent de traverser les époques. Il faut donc considérer naturelle cette pratique inévitable qui consiste à "tuer" les termes (leur sens premier) pour les adapter à un usage plus courant qui leur permettra de renaître pour perdurer.
? Bien que la phrase soit vivante (expressive) les mots qui la composent paraissent immuables, sans doute est-ce parce que l'homme conçoit le mouvement comme un suite d'immobilité.
Murasaki a écrit :
| Pourquoi l'être humain a-t-il tellement à coeur de dénaturer l'utilisation première de quelquechose? |
? La réponse est très simple : l'être humain dénature pour s'approprier. L'"ordre naturel" n'est pas le notre. L'homme aligne les arbres, pas la nature. C'est un des nombreux effets de l'anthropomorphisme inhérent à l'immanence transcendantale. |
|
|