Le 06 Aou 2009 à 17:37 GMT+1, BH a écrit :

errances evidemment

Ingurgiter de la terre par tous les orifices quémandants la becquée, souiller l'éclat du soleil en son noyau par mes liquides corporelles, me dégorger le poireau a l'intérieur des terriers de vipères, baiser un mistral galopant de tout son soûle, rétissant et impénétrable, les couilles ensablées, à l'air, dépourvus d'attache, vierges de toute trace, m'évoquer toutes les femmes que j'aurais voulu tringler, aux aventures éventuelles, sans avenir, sans passé qui ont manqué de me miner. La frustration est mon moteur, le désespoir de ne rien avoir connu de ceci flatte mon entendement. Je suis l'incarnation vivante et solitaire d'un passé désirant se résorber au plus vite; une relique ambulante et vaporeuse bourrant de merde les intestins d'un tourment fabulé de toutes pièces. Une main se tend et me gratte le scrotum, je fais semblant de n'avoir rien vu mais une vieille femme détourne les yeux. Brinquebalant ,à subir le poids d'un corps à l'âme étouffante, je fourre la ville, suçant la moindre protubérance épidermique, sans scrupule, sans aucune autre envie que de l'inciter à devenir une soeur fidèle à la soif sexuelle intarissable. Envie d'écrire, à vide ou non, en me masturbant l'ego, flattant le succès de mon doux pénis ; le style me perds mais, par chance, mon stylo a du flair. Je m'évertuerais, plus que tout au monde, à engrenger un sabotage éthnique, à monter d'autant plus les races et les civilisations les unes contre les autres, à exterminer Gandhi et ses apôtres, à motiver les belligérants, à pisser dans la gorge de ceux berçés par l'illusion d'une paix latente, se livrant parcimonieusement sous forme de miracle, qui ne demande qu'à être libérée de sa solide cage de cristal. Le monde se condamne à être lui-même, il est fait d'os, de chair et de sang et se galvanise en engouffrant continuellement l'Amour et la Mort dans le même bouillon. A vouloir être vertueux de façon désintéressée, on s'égare, on s'avoue déjà vaincu. Prenez garde, je ne râle aucunement comme un gâteux, bien au contraire, je m'en réjouis de bonne grâce d'en être arrivé là. Le spectacle est toujours plus jouissif lorsqu'il tourne mal...Le monde me fait chier, je préfère de loin son ombre. Je suis un mendiant, invisible aux premières lueurs du jour, racolant trois sous afin d'admirer le théâtre des derniers balbutiements d'un formidable animal sanguin condamné à l'abattoir...................Terrasse d'un café. Mon cerveau est véreux ce matin. Raclants ressentiments, je ne peux l'empêcher d'être femme tout comme je ne peux l'empêcher d'être pute. Haine absolue, corrosive envers elle, envers moi. Ca se déverse dans les artères avec la mollesse et la chaleur d'un purin acide. Pas de haine envers le monde puisqu'il n'existe plus. Une consommation fraîche et pétillante m'aidera à assumer sa non-existence. Les tables et assises, composées d'acier et de larmes de pluie, sont adroitement alignées; je tourne la tête à gauche puis à droite. J'observe que nous sommes plusieurs à avoir adopter la même posture, statuaire, des canons grecs de bistrot aux allures flétries et dépitée, au regard aqueux braqué vers l'intérieur, des aveugles sans canne, mais, bizarrement alertes à la moindre rencontre ou au moindre phénomène qui pourrait nous en extraire. Bref, un peloton d'éxécution, indissociable du décor public, constamment alimenté d'alcools chers et exotiques, où les acteurs ne jouent plus leurs rôles suite à un manque de cachet conséquent ou d'absence de dramaturge. Il est temps de bifurquer.?..

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