Le 30 Oct 2003 à 11:35 GMT,
GAD a écrit :

les récurrentes et perpétuelles défaillances

Malgré la législation, les récurrentes et perpétuelles défaillances ont été relevées, engageant les différents acteurs du BTP, l?autorité publique, le maître d??uvre, entrepreneurs, architecte, urbaniste, ingénieurs, propriétaires, locataires, etc. Ce récit publié au quotidien Le soleil 291003
de Mr. Jean PIRES, fait étalage des nombreux manquements (Dalle surchargée, Oxydation des armatures) :
« Dalle surchargée
Pourtant, à vingt ans, on peut dire qu?un bâtiment est encore jeune, s?il a été construit selon des règles en vigueur. Pour rechercher les causes de ces effondrements d?immeubles, il faudra forcément analyser les différents cas et les circonstances dans lesquelles les accidents sont arrivés. Comme le reconnaît M. Mamadou Diène, directeur du Service régional de l?urbanisme de Dakar, le phénomène devient alarmant et il faut en trouver les causes et situer les responsabilités.
Une analyse de trois exemples d?effondrement d?immeubles nous donne déjà une idée.
En 2001, l?effondrement du plancher du 4e étage d?un immeuble en cours de construction aux Almadies tue un ouvrier maçon. L?investigation des services techniques de l?urbanisme indexe une défaillance technique liée à l?organisation du chantier et sa réalisation. On explique par exemple que le coffrage était mal fait et n?a pas contenu la charge de matériaux.
Un deuxième cas, le 16 octobre 2002, aux Parcelles assainies, l?effondrement en pleine nuit, d?une partie de toit sur les occupants d?une chambre, tue une fille et fait des blessés. Les causes ? ? Le propriétaire voulait passer à « R+3 » (il voulait mettre un troisième étage), entasse sur ce toit, divers matériaux : sable humide, fûts pleins d?eau, aglos déjà moulés etc? Résultat, la dalle de la vieille bâtisse n?a pas résisté à la surcharge. Si, dans le premier cas, la responsabilité du maître d??uvre du chantier est manifeste, dans le second cas, les responsabilités sont à partager entre d?abord le propriétaire et les ouvriers, mais aussi les occupants qui ont laissé faire mal gres le risque encouru.
Les derniers cas d?effondrement d?immeuble que nous analysons sont très récents. Ils ont eu lieue dans le courant des mois de septembre et octobre : un effondrement d?immeuble « R+3 » à la rue 32x 37 de la Médina et un autre immeuble également « R+3 » à Ben Tally. IL y a eu encore des morts d?hommes. A la Médina, une partie de la dalle s?est affaissée et a tué.
On a pu constater que la dalle du troisième étage recevait et absorbait l?eau des pluies. Par ailleurs, les ménagères y faisaient leur lessive et un réservoir d?eau suintait régulièrement toute l?année. Toutes ces eaux qui s?infiltraient dans les armatures sans étanchéité ont provoqué l?oxydation des fers et les ont complètement fragilisés. La même cause est relevée à Ben Tally : l?oxydation des armatures.

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