Le 12 Avr 2005 à 22:00 GMT+1, Aienkei a écrit :

Horion, Mythe Apocryphe

Murasaki a écrit :
Après avoir tant attendu, et ne l'espérant plus, voici donc le fanzine tant espéré entre mes mains. Mais le plus difficile n'est-il pas de savoir qu'il me faudra m'en séparer de nouveau?


? Horion se relit difficilement. La narration est suffisamment austère pour rebuter le lecteur avide de récits... digestifs. C'est un parti prit totalement assumé qui va à l'encontre des méthodes populistes de la bande-dessinée attractive. La création amateur ne dépend pas d'une maison d'édition, c'est là son grand intérêt. C'est pourquoi je me vois mal utiliser les codes commerciaux usuels imposés aux auteurs, je parle bien évidemment de tout ce qui est attrayant, coloré, amusant, émouvant, violent, schématisé et bien évidemment, sexuel? Il est dommage de constater que certains amateurs s'évertuent à reproduire le mode de pensé du marché professionnel, la qualité en moins. Pour résumer, à travers Horion j'éprouve ma liberté d'expression ? sous toutes ses formes, la liberté est ma principale lubie.

Murasaki a écrit :
Enaibi, dans sa grande mansuétude - ou parce que l'exemplaire qu'elle me promet depuis si longtemps fait toujours défaut ? - m'a gentiment cédé son exemplaire pour quelques jours... et se retrouve de fait sans table à dessin si j'ai bien compris !


? Ça c'est très mal, il ne faut jamais ralentir sa cadence de travail, car pour retranscrire parfaitement la "douleur" sur ses planches, elle a encore du "pain" sur la planche.

Murasaki a écrit :
Et que dire de ce travail à présent... que la désillusion de savoir que je ne pourrais plus avoir l'édition 0 est douloureuse sans doute...


? Pas si tu avais vu l'inconsistance de la chose, le premier volume est bien mieux, mais pas autant que je le désirerais. Il y a toujours un gouffre entre le désire et sa concrétisation, surtout dans la création.

? Je t'avouerais que si nous avions davantage de temps, près de la moitié des planches seraient à refaire. Mon scénario est plutôt pessimiste, mais les dessins d'Enaibi sont eux d'avantage emprunt d'optimisme, l'équilibre se fait lentement, mais efficacement.

Murasaki a écrit :
En tout cas, une chose est certaine au niveau du scénario, comme l'expliquait un prologue que j'avais lu, et que je n'ai pas retrouvé dans ces pages d'ailleurs, on est loin des "champs de fleurs tralala les oiseaux cuicui"... si ce n'est en effet, comme elle me l'avait été présentée, la kawaïtude qui envenime l'esprit de la Vestale et s'attaque au Thaumaturge.


? Dans Horion, le mignon est un péché, c'est un symptôme de mort subite ? car à quoi bon briser ce qui est déjà en piteuse état ? la désillusion est un peu mon péché mignon.

Murasaki a écrit :
Il y a bien sûr beaucoup de choses que je trouve très tristes. (Si je dis "bien sûr", c'est parce que j'ai tendance à voir de la tristesse dans tout...), mais encore une fois, merci à Enaibi pour la "préparation psychologique". Mais je dois avouer que ce que j'ai trouvé le plus triste de tout le fanzine se trouve dans l'histoire présentée en appendice. Première page deuxième cadre; dernière page premier cadre: ce pauvre petit animal errant sous des trombes d'eau...


? Enaibi a incorporé un chien dans une des premières cases, j'ai simplement voulu le mettre plus en avant pour renforcer l'aspect pathétique de la scène, elle a donc amélioré son aspect, et au final, l'animal a eu droit à quelques cases de plus, à la conclusion, et à un sous-titre le mentionnant.

Murasaki a écrit :
Mais bon, même si l'on se donne le courage de combattre la Fatalité, que ce soit l'interruption de vie prématurée d'une représentante qui devait être unique pour des siècles, ou des tendances de caractère, n'est-ce pas l'expression de la vanité, puisqu' elle n'en demeure pas moins ineluctable...


? La plupart d'entre nous s'avancent beaucoup en déclarant qu'ils préféreraient mourir que demeurer infirme à la suite d'un accident, car même dans la pire des situations, l'être humain se bat contre la fatalité qui l'accable. C'est cela que j'ai tenté de mettre en avant dans l'intervention de la Chevalerie Gnostique. Il l'a fait parce qu'il ignorait que c'était impossible, nous dit très justement le dicton. La solution est ailleurs ? sans vouloir paraphraser une série tristement célèbre. La vanité a donc bien des aspects, libre à celui qui la mentionne de n'en voir qu'un seul.

Murasaki a écrit :
Peut-être le prochain volume d'Horion (d'Horion? de Horion?) pourrait nous apporter les clés de cela...


? La prochaine parution d'Horion apportera davantage de serrures. Les clefs sont dessus, mais le mécanisme d'ouverture demande un peu d'effort pour céder.


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Le Studium Sibyllin présente "Aliquid oculis subiicere HORION, mythe apocryphe"